Barbe bleue d’Amélie Nothomb

Barbe bleue, Amélie Nothomb, Éditions Le livre de poche.

Quatrième de couverture :

Saturnine, à la recherche d’un appartement, trouve une colocation dans un luxueux hôtel particulier parisien. Mais il lui faut vivre avec le propriétaire et obéir à ses conditions : ne jamais entrer dans la pièce interdite, partager le dîner du maître des lieux, et devenir sa confidente, au péril de sa vie. Car on attribue à ce mystérieux aristocrate espagnol la disparition des huit colocataires précédentes…
Avec ce Barbe bleue contemporain, Amélie Nothomb propose une réécriture du conte cruel de Charles Perrault, en le nourrissant des dialogues incisifs dont elle a le secret. Elle crée deux personnages originaux, engagés dans un duel à mort pour défendre leurs valeurs et leur existence même.

Qu’est-ce que j’en pense ?

J’adore les réécritures modernes de contes et celle-ci est particulièrement réussie. Malgré une fin attendue (si on connaît un peu le conte original), un suspense est omniprésent, comme une tension qui constitue la ligne directrice, le fil rouge de ce conte remanié avec goût à la sauce parisienne. On se délecte des joutes oratoires entre les deux personnages principaux dans un récit qui s’apparente parfois à un huis-clos. Je dirais même que ce livre est un avertissement, car il réussit à redonner au conte sa fonction originelle : celle d’éclairer le(a) lecteur(rice) dans sa vie, lui donner une leçon, un conseil. Maintenant, à nous de repérer les Barbes bleues dans la foule, pour mieux les éviter…

Connaissez-vous d’autres réécritures de contes comme celui-ci ?

– Une seule consigne : ne pas prendre de champagne rosé. – Cela va de soi. Préférer la mièvrerie du rose au mysticisme de l’or, quelle absurdité ! – L’inventeur du champagne rosé a réussi le contraire de la quête des alchimistes : il a transformé l’or en grenadine.

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