La fille des manifs d’Isabelle Colombat

La fille des manifs, Isabelle Colombat, Éditions Syros Jeunesse.

Quatrième de couverture :

Une jeune adolescente s’engage de toutes ses forces pour le climat. Et prouve que notre monde est à réinventer. Barbara marche pour le climat. Elle s’est tellement engagée dans le mouvement des jeunes pour sauver la planète qu’elle est devenue le nouveau visage de cette contestation. Impossible pour elle d’accepter que les adultes soient aussi passifs ou cyniques. Mais son franc-parler ne plaît pas à tout le monde : un mot de trop lors d’une interview, et elle est victime d’un véritable lynchage médiatique. Pour trouver la force de résister, elle écrit un journal à sa grand-mère, dont le destin tragique prend un tout nouveau sens.

Qu’est-ce que j’en pense ?

J’ai lu ce petit roman d’une traite ! Dans l’ensemble, je trouve que c’est une belle histoire très touchante. Beaucoup de thèmes sont abordés avec finesse : le féminisme, les violences conjugales, l’écologie, la tolérance, le danger des réseaux sociaux, les inégalités sociales… J’ai failli être rebutée par le début un peu « choc » du roman mais c’est à l’image de l’héroïne qui a dix-sept ans et qui fait bouger les choses brutalement et parfois maladroitement. On croit à son personnage de jeune effrontée victime de lynchage médiatique et ensuite physique. Des sujets lourds sont traités mais l’écriture de l’auteure est insouciante et simple donc accessible à un public adolescent.

La narratrice, Barbara, écrit dans un journal intime qu’elle dédie à sa grand-mère Annie, « la première morte de [son] existence ». On découvre que dans le passé, Annie a tué son mari car il l’a battait et son procès a été très médiatisé. Ainsi, Barbara comprend mieux cette colère qui la pousse à manifester. Le combat qu’elle mène pour sauver la planète est aussi un combat contre la violence contre toutes ses formes.

Donc n’hésitez surtout pas à lire ce roman plein d’amour et d’espoir (il est conseillé pour les 13 ans et plus mais si vous avez plus de 50 ans ça marche aussi) ❤️

Aucun être humain ne peut être résumé à un métier, une couleur, un genre, une catégorie sociale. Les mots peuvent parfois nous emprisonner. C’est pour cette raison qu’il est important de les connaître, qu’on soit menuisier, médecin, informaticien ou cuisinier.

J’ai fait une sorte d’inventaire de ce qui est révoltant et qui doit changer, de ce qu’il est possible de faire et qu’on doit faire. Je me suis promis d’ouvrir les yeux sur ceux qui abusent de leur force, de leur position ou de leur argent pour exercer leur domination et opprimer les autres. Cela fait beaucoup de combats à mener : contre la misère, la guerre, le racisme, l’oppression, l’exploitation. Pour le moment, j’en choisi un qui, à mon avis, les contient tous.

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