Petit Pays de Gaël Faye

Petit Pays, Gaël Faye, Éditions Le Livre de Poche.

Quatrième de couverture :

Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l’harmonie familiale s’est disloquée en même temps que son « petit pays », le Burundi, ce bout d’Afrique centrale brutalement malmené par l’Histoire. Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d’orage, les jacarandas en fleur… L’enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.

Qu’est-ce que j’en pense ?

En plus d’être compositeur, auteur et interprète, Gaël Faye devient écrivain avec la publication de son premier roman inspiré de sa vie, Petit Pays, d’abord paru aux Éditions Grasset. Ce qu’ont ses créations en commun, c’est surtout une poésie brute et délicate, qui colle la réalité. Gaël Faye est un vrai poète qui nous fait part de ses réflexions sur le monde, la guerre, l’identité… Avec une très belle plume et un style bien à lui, il nous raconte l’enfance de Gabriel, le narrateur, né d’un père français et d’une mère rwandaise. Il vit avec ses parents et sa soeur Ana dans un quartier d’expatriés, jusqu’au jour où la situation politique se dégrade et les tensions s’accumulent. Il est forcé de fuir les atrocités du génocide des Tutsis au Rwanda, qui a tué un million de personnes en trois mois, puis la guerre civile au Burundi. Si ce roman n’hésite pas à être dur, il est aussi très tendre et touchant, car derrière chaque souvenir d’enfance se cache une insouciante nostalgie.

Ce roman mérite largement les prix littéraires qu’il a reçu, dont le Prix Goncourt des Lycéens en 2016. Avez-vous vu son adaptation au cinéma qui est sorti en salle en 2019 ?

Bien sûr, un livre peut te changer ! Et même changer ta vie. Comme un coup de foudre. Et on ne peut pas savoir quand la rencontre aura lieu. Il faut se méfier des livres, ce sont des génies endormis.

Plus tard, quand je serai grand, je veux être mécanicien pour ne jamais être en panne dans la vie. Il faut savoir réparer les choses quand elles ne fonctionnent plus.

On ne doit pas douter de la beauté des choses, même sous un ciel tortionnaire. Si tu n’es pas étonné par le chant du coq ou par la lumière au-dessus des crêtes, si tu ne crois pas en la bonté de ton âme, alors tu ne te bats plus, et c’est comme si tu étais déjà mort.

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